Le Grand Paris, moteur de la croissance française Tribune de Roger Karoutchi parue le mercredi 6 mai dans le Figaro
Le discours du Président de la République sur le Grand Paris du 29 avril constitue la première étape d’un nouveau souffle pour la région capitale et va permettre de renouer avec les grands
bâtisseurs que furent Haussmann et Delouvrier.
La région capitale va enfin retrouver un élan fondé sur une vision intégrée des transports, des logements, des pôles économiques et du développement durable. Ainsi, le projet de métro automatique
de Christian Blanc reliant les grands pôles économiques et la volonté de faire du Havre le port de Paris, vont révolutionner la géographie de la région capitale et ouvrir de nouvelles perspectives
de développement. La volonté du chef de l’Etat de promouvoir la construction de 70 000 logements par an en libérant les terrains nécessaires et en assouplissant certains règles d’urbanisme apporte
une réponse concrète à la question du logement en Ile-de-France. Enfin, la décision de réaliser des grands gestes architecturaux et urbanistiques donne à Paris et sa région une nouvelle image de
créativité et d’innovation, essentielle dans la concurrence avec les grandes métropoles internationales.
Avec le Grand Paris, Nicolas SARKOZY a répondu aux attentes et à l’exaspération des Franciliens qui subissent au quotidien les difficultés de vie liées à un réseau de transport saturé et
vieillissant, avec des retards et des attentes interminables sur les quais, des problèmes d’emplois …
Mais le Grand Paris c’est aussi le signal fort de l’engagement de l’Etat en faveur de la croissance de l’ensemble du territoire national.
Enfin l’Etat est de retour en Ile-de-France !! Enfin l’Etat acte le fait que « Paris et le désert français » n’a plus de sens aujourd’hui. La région capitale n’est pas en concurrence avec Lyon,
Bordeaux ou Marseille.
Mais bien avec Londres, Berlin, Barcelone ou New York. Oui, pendant 40 ans la région capitale a été freinée dans son développement par la création d’agréments pour certaines activités, par des
taxes spécifiques sur la création de bureaux, par l’absence d’interventions financières de l’Etat à la hauteur des enjeux…
Mais voilà, en pénalisant la région capitale, on réduit les capacités du pays tout entier. Gauche et droite, en Ile-de-France, se plaignant de l’Etat défaillant…
Que l’on nous comprenne bien : il ne s’agit pas de remettre en cause les aspects positifs de la décentralisation.
Mais celle-ci ne peut nier le rôle particulier de la ville monde qu’est notre région capitale. En changeant la donne, en réaffirmant le rôle de l’Etat, au niveau financier, au niveau des règles de
droit, au niveau de l’impulsion urbanistique et architecturale, Nicolas SARKOZY rompt avec la pratique conservatrice et immobile de ces dernières décennies qui a conduit à affaiblir l’attractivité
de notre région.
La crise économique, prétexte de l’immobilisme de certains, est combattue par le chef de l’Etat par l’innovation et les grands projets.
Ces projets du Grand Paris en changeant la carte future de l’Ile-de-France, en créant massivement de l’emploi, en transformant complètement les conditions de vie, sont un formidable défi humain,
économique et culturel. Ce défi impose que nous dépassions les clivages politiques et que nous formulions, au-delà des échéances électorales, une volonté commune de réussite.